Beaucoup disposent même, en interne, d’une imprimerie pour fabriquer les livrets, jaquettes et packagings cartonnés : Digipack, Digisleeve, pochette carton, etc. Sinon, elles font appel à des imprimeurs sous-traitants. Le broker est un prestataire de services situé le plus souvent dans un simple bureau. Véritable intermédiaire entre vous et l’usine, il est à l’industrie du disque ce que l’agent de voyage est à l’industrie du tourisme : un partenaire de choix, dont le volume de commande et les contacts privilégiés lui permettent de proposer les tarifs les plus intéressants du marché.

Ses services sont payants, bien sûr : le broker prend une petite marge sur le tarif négocié. Mais comme avec une agence de voyage, le prix payé par le client final est généralement moins élevé que s’il avait traité directement avec l’usine. Reste qu’au-delà d’une simple question de coût, le broker assure à votre projet une certaine valeur ajoutée. En professionnel expérimenté, son travail consiste à vous représenter auprès de l’usine partenaire et à veiller au bon déroulement des opérations. Il vérifie les fichiers graphiques, met un code à barre sur votre produit, surveille la fabrication et la livraison. Bref, il connaît son métier ! En outre, l’accueil y est généralement plus chaleureux qu’en usine puisque le broker a plus de temps à vous consacrer.

Usines low-cost : attention danger !

Que vous traitiez en direct avec une usine ou que vous passiez par l’intermédiaire d’un broker, méfiez-vous des prestataires qui proposent des tarifs anormalement bas. Dans ce domaine, le moins-disant est souvent l’ennemi de la qualité ! Si vous passez par un broker, demandez-lui avec quelle usine il a l’habitude de travailler et vérifiez sur Internet (forums, site web…) le sérieux de l’entreprise.

Si vous traitez en direct avec l’usine, vous pouvez lui demander de vous envoyer un échantillon de son travail. Vous pourriez avoir de sacrés surprises… Dans leur très grande majorité, les usines françaises proposent des prestations de qualité. Mais il n’en va pas de même pour toutes les usines européennes, dont certaines se sont fait une spécialité de la fabrication low-cost. Pour tirer les prix vers le bas, celles-ci n’hésitent pas à jouer sur l’épaisseur et la qualité du papier, du carton, des boîtiers, des couleurs, de la sérigraphie, du cellophanage…

L’autre problème concerne les délais de fabrication. Ces usines low-cost étant habituées à traiter de très importantes quantités (entre 50 000 et 500 000 exemplaires par contrat – généralement pour des sociétés d’édition qui encartent des CD dans leurs magazines), votre commande passera souvent après…