Vous pouvez aussi opter pour des plateformes de téléchargement moins prestigieuses, généralement réservées aux artistes indépendants ou autoproduits. Il en existe des tas et dans tous les styles de musique, de la comptine pour enfants (Babybidou) au gros son pour adultes. Vibetrigger, par exemple, vous laisse libre de fixer le prix de vente des titres ou de l’album (paiement par CB, Paypal, audiotel ou sms)… mais retient 25 % sur chaque vente. D’autres poussent le bouchon plus loin. C’est le cas de Majortown, par exemple, qui vous demandera 30 euros pour créer un compte « vendeur » et retiendra en outre 40 % sur chacune de vos ventes.

Bref, tout ça n’est pas donné mais l’opération peut quand même s’avérer rentable au final puisque l’intérêt d’Internet est précisément de supprimer tous frais de fabrication et de distribution physique… En outre, ces sites diffusent votre musique en streaming MP3 progressif, de sorte que les internautes peuvent écouter un extrait avant d’acheter. Cela dit, rien ne vous interdit de vendre votre musique directement sur votre site web, votre Myspace ou d'autres sites communautaires en proposant aux acheteurs un paiement via Paypal. Si vous aimez mettre les mains dans le cambouis, vous n’aurez pas trop de mal à faire vous-même le développement de l’interface. Dans le cas contraire, il existe plusieurs services qui proposent des liens html ou JavaScript à intégrer sur votre site comme i-cone, ejunkee, My Music Shop ou Yozik, sans doute le plus sûr et le plus performant.

Enfin, n’oubliez-pas : si vos œuvres sont déposées à la Sacem, vous devrez toujours payer les droits d’auteur. Ils se montent à 70 centimes par album ou 7 centimes par titre, sans oublier la TVA… et la CSG/CRDS si vous n'avez pas de structure commerciale.